Communication animale : mythe, intuition ou véritable expérience ?
Alors, qui a raison ?
La question mérite peut-être d’être abordée autrement. Plutôt que de chercher à convaincre à tout prix, intéressons-nous à ce qu’est la communication animale, à la place de l’intuition et à ce que vivent réellement les personnes qui expérimentent cette pratique.
La communication animale, qu’est-ce que c’est exactement ?
La communication animale est une forme de communication télépathique permettant de recevoir des informations associées à un animal.
Elle ne repose pas sur des mots ou des phrases prononcées comme dans une conversation humaine. Les informations peuvent être perçues sous différentes formes : émotions, sensations, images, pensées, impressions ou encore mots.
L’objectif est ensuite de retransmettre ces informations au gardien de l’animal.
Cette pratique peut être réalisée avec un animal présent, mais également à distance, notamment à partir d’une photographie.
Quelle place pour l’intuition dans la communication animale (C.A.)?
L’intuition n'occupe pas vraiment une place dans cette approche.
Nous faisons tous l’expérience de l’intuition dans notre vie quotidienne. Il nous arrive de ressentir qu’une situation est agréable ou inconfortable, de penser à quelqu’un juste avant qu’il nous appelle ou de prendre une décision sans parvenir à expliquer immédiatement pourquoi.
Ici, la communication est provoquée par un état de conscience légèrement modifié (méditation). Elle est voulue. Elle n'arrive pas par "hasard". C'est comme si vous preniez votre téléphone et décidiez d'appeler un ami. Vous allez faire son numéro. Et bien, en C.A., c'est pareil. C'est la photo qui sert de déclencheur.
Intuition et imagination : comment faire la différence ?
C’est justement l’une des grandes questions lorsqu’on découvre la communication animale.
Comment savoir si une information reçue vient réellement de l’animal, de notre intuition, de notre imagination ou simplement de notre propre interprétation ?
La meilleure façon de le savoir est de confronter les messages reçus avec le gardien. C'est lui qui va ou non valider ces derniers. Egalement, il est fortement conseillé de se mettre en état pour faire taire un maximum son mental (le vrai perturbateur, c'est lui) et également un point complet sur son état physique et mental juste avant la communication. Ainsi, on élimine déjà beaucoup d'éléments qui pourraient biaiser la C.A.
Mais dans tous les cas, il me semble important de rester humble face à ce que l’on reçoit et de ne pas considérer automatiquement chaque information comme une vérité absolue.
Pourquoi certaines communications peuvent-elles être troublantes ?
Certaines personnes racontent avoir reçu, lors d’une communication, des informations très précises sur un animal, parfois difficiles à connaître autrement.
Une petite habitude, une préférence particulière, un comportement observé uniquement dans certaines circonstances ou encore un détail qui semble étonnamment juste peuvent interpeller.
Pour le gardien, l’expérience peut alors prendre une dimension très spéciale. Cela m'est arrivé lorsqu'un jour j'ai décrit son comportement du gardien (observé par l'animal, d'ailleurs je "voyais" la scène depuis le niveau du sol) lorsqu'il rentrait chez lui, juste après le travail. Il jetait ses vêtements, lançait presque ses chaussures et se mettait à danser et à chanter. Un comportement que l'animal ne comprenait pas vraiment, mais trouvait curieux et drôle. Et que personne, à part l'animal et le gardien, ne connaissait. Au moment du compte rendu, la personne était un peu gênée, mais a dû avouer que tel était bien son attitude. Nous avons bien ri après coup ensemble. 😁
Mais une expérience troublante ne constitue pas nécessairement, à elle seule, une preuve scientifique. Elle reste une expérience vécue, avec tout ce que cela implique de subjectif.
Peut-on prouver scientifiquement la communication animale ?
C’est probablement l’un des points les plus importants à aborder avec honnêteté.
La communication animale telle qu’elle est pratiquée dans ce contexte ne bénéficie pas aujourd’hui du même niveau de validation scientifique qu’une méthode médicale ou comportementale reconnue.
Il faut donc éviter de présenter comme une certitude scientifique ce qui relève encore, pour beaucoup, de l’expérience personnelle et de l’interprétation.
Cela ne signifie pas que les expériences vécues par les personnes qui pratiquent ou expérimentent la communication animale n’ont aucune valeur.
Cela signifie simplement qu’il est possible de faire une distinction entre une expérience personnelle significative et une preuve scientifique.
Les deux ne sont pas nécessairement la même chose.
Alors… mythe, intuition ou véritable expérience ?
Peut-être un peu de tout cela, selon la manière dont chacun considère la communication animale.
Pour certaines personnes, elle constitue une expérience suffisamment forte pour ne pas être réduite à une simple intuition.
Pour d’autres, les informations reçues peuvent être interprétées comme le résultat de l’observation, de l’intuition, de mécanismes psychologiques ou de coïncidences.
Et il est parfaitement possible de ne pas avoir de réponse définitive.
Faut-il forcément choisir entre croire et ne pas croire ?
Pas nécessairement.
On peut être curieux sans être convaincu. On peut expérimenter sans avoir de certitude. On peut également apprécier une expérience tout en conservant son esprit critique.
C’est peut-être même la meilleure manière d’aborder la communication animale : avec ouverture, curiosité et discernement.
Une expérience qui peut aussi apporter des pistes
Au-delà de la question de savoir comment fonctionne exactement la communication animale, une séance peut parfois permettre au gardien de regarder son animal autrement.
Certaines informations reçues peuvent donner des pistes pour mieux comprendre une situation, une émotion ou un comportement.
Elles peuvent également être partagées avec les professionnels qui accompagnent l’animal lorsque cela est pertinent.
La communication animale ne remplace évidemment ni un vétérinaire, ni un éducateur, ni un comportementaliste. Et lorsqu’un problème de santé est en jeu, elle ne se substitue jamais à une consultation vétérinaire.
Elle peut simplement constituer, dans certaines situations, un éclairage complémentaire.
Et si l’essentiel était simplement d’écouter autrement ?
Peut-être que la communication animale ne demande pas nécessairement de choisir entre « mythe » et « réalité ».
Elle peut être abordée comme une expérience, avec ce qu’elle peut apporter à chacun, sans obligation de croire ni de convaincre.
Car au fond, s’intéresser à la communication animale, c’est aussi prendre le temps de porter une attention différente à son compagnon, à ses émotions et à la relation qui nous unit.
Et parfois, cette nouvelle façon de regarder son animal suffit déjà à faire évoluer notre manière de l’écouter.
Vous aimeriez en savoir plus sur votre compagnon? Et si on allait lui parler ?


